Bénévoles

Vous pouvez aider en devenant visiteur de prison ou  bénévole.

Pourquoi devenir visiteur de prison?

Le visiteur est un citoyen engagé, un homme ou une femme d’écoute et de dialogue. Par le respect qu’il lui porte, il redonne au détenu confiance en lui-même et en son avenir. Sa présence en prison est une preuve que la société ne le rejette pas et se soucie de son devenir comme de son vécu. Le travail en milieu carcéral demande de la part du volontaire une saine motivation. Il doit faire preuve de maturité, d’ouverture d’esprit, d’équilibre psychologique, de qualité d’écoute et de patience. Il doit rester neutre et s’abstenir de tout prosélytisme.

Le Service public fédéral Justice (SPFJ) reconnaît comme nécessaire la présence d’intervenants extérieurs pour participer à la réinsertion des détenus. Il fait appel à des citoyens volontaires, choisis pour leurs aptitudes et les garanties qu’ils présentent. Il passe avec le visiteur un contrat de confiance. Il le considère comme un partenaire. Le décret désigne par volontaires ceux que le langage courant et la tradition appellent visiteurs de prison.

Les activités des visiteurs  à la prison de Mons

L’alphabétisation

La « Commission d’alphabétisation » rassemble une dizaine de volontaires présidée par un(e) administrateur(trice) référent(e) qui demande l’accord de la Direction de la prison pour dispenser les cours. Rencontrant régulièrement les détenu(e)s, elle/il peut renseigner ceux qui sont intéressé(e)s. Une fiche spécifiant le niveau de scolarité est alors établie. En fonction des besoins ou des demandes, les professeurs volontaires sont contactés (math, français, langues, lecture, écriture).

Les visites.

Les volontaires rendent visite aux personnes détenues qui en ont fait la demande via le SAD (Service d’Aide aux Détenus). En général, les visiteurs rencontrent une seule personne détenue ( rarement plus), et ce, une fois par semaine, ce qui est la bonne formule, ou par quinzaine. Une visite dure environ 60 minutes ; à cette estimation, il faut ajouter le temps mis à trouver un parking aux abords de la prison, le temps de passer les portiques et le temps que met le détenu appelé pour arriver. Selon le personnel disponible et les mouvements dans la prison, on peut compter 15’ à 45’ supplémentaires.
La visite se déroule au parloir des avocats ou dans les locaux prévus pour les visites sociales.

Le soutien hors de la prison.

Dans le but d’apporter une aide ponctuelle au SAD ou au SAJ (Service d’Aide aux Justiciables), les bénévoles peuvent, par exemple, assumer des démarches administratives ou prester des accompagnements de détenus à l’extérieur de la prison.

Le processus pour devenir visiteur

Le candidat adresse un courrier à l’asbl dans lequel il se présente et fait part de sa motivation. Résilience répond en informant le candidat qu’il devra avoir une entrevue avec le(s) responsable(s) du service des bénévoles et en lui précisant les documents à fournir : photocopie recto/verso de la carte d’identité, extrait de casier judiciaire et une lettre de motivation.

Au cours d’un entretien deux responsables, membres du CA, informeront le candidat sur l’asbl, son fonctionnement, celui du staff de volontaires et celui de la prison. La motivation, les aptitudes et les réticences  du candidat seront clarifiées. Une demande d’agréation et un dossier sont ainsi complétés en compagnie du candidat. Ces documents sont remis à l’asbl qui les soumet d’abord à la signature du directeur de la prison et, ensuite au Ministère de la Justice. Sur avis favorable du Comité de recrutement, du Directeur principal de la prison de Mons et après enquête administrative du Service Public Fédéral Justice, l’asbl reçoit le document d’accès du volontaire. Ce permis de visite est délivré pour une durée de deux ans par le SPF Justice, direction générale, exécution des peines. Il est renouvelable et exclusivement limité à la prison de Mons. Le nouveau visiteur est alors convoqué au siège de l’asbl afin de signer une convention et les statuts de l’asbl. Il reçoit le vademecum et son autorisation d’entrée à la prison. Il lui sera demandé de verser sa minime cotisation annuelle. La première visite à la prison est accompagnée par un volontaire déjà en fonction ou à défaut, par un travailleur psycho-social du service.

Les volontaires s’engagent à adopter les comportements suivants :

Adhérer aux objectifs et principes d’action de Résilience. Veiller à ce que leurs interventions soient véritablement utiles et mesurées.

Faire appel à l’asbl lorsqu’ils constatent qu’un(e) détenu(e) a besoin d’une aide sociale ou psychologique. Ne pas se substituer aux professionnels de l’aide sociale et psychologique en tentant des interventions sur des sujets délicats comme par exemples les faits commis, la personnalité, le comportement, la responsabilité.

Ne pas communiquer au dehors des renseignements concernant les détenu(e)s ou la sécurité de l’établissement pénitentiaire. Agir avec discrétion. S’appliquer à respecter le règlement de l’administration pénitentiaire et les règles de sécurité comme le port du badge, l’interdiction d’introduire des objets interdits comme les gsm, clés usb, lecteur mp3, alcool, médicaments, argent. Se soumettre aux contrôles de sécurité ainsi qu’à tout ce que le service du piétonnier situé dans le hall d’accueil de la prison (le service d’accueil de la prison)  estimerait devoir vérifier. Respecter, à l’intérieur de l’établissement, les impératifs de sécurité et les injonctions des agents de tout grade.

Eviter des comportements ou des attitudes susceptibles d’interférer immédiatement ou à terme avec le maintien de la sécurité de l’établissement et leur propre sécurité. Il doit être connu que des actes et des paroles en apparence anodins au dehors peuvent avoir un tout autre impact dans le cadre de la prison.

Avertir l’asbl en cas d’empêchement d’exercer leur mission. Adresser une lettre de démission s’ils souhaitent ne plus exercer la fonction de volontaire.

Ne pas visiter un membre de la famille ou un ami proche d’un détenu(e) dans le cadre de leur mission. Ne pas exercer leur profession dans le cadre du bénévolat (ex: un(e) psychologue ne peut pas faire des consultations, un(e) logopède ne peut pas faire de rééducation, …)

 

 Le contenu des visites

Avant la première rencontre, le visiteur reçoit peu d’informations sur le détenu qu’il va visiter et réciproquement, ce qui permet aux deux parties de démarrer une relation sans a priori et qui se construira peu à peu. Le plus souvent, le détenu apprécie les visites qui lui apparaissent comme une échappatoire à son quotidien, un délassement, un changement. Il pourra parler librement de sa famille, de sa profession, de ses ennuis, de ses projets s’il le souhaite.

Le volontaire pratiquera l’écoute active, sans juger, ni tenter d’intervenir ou d’influencer. L’essentiel est de donner au détenu l’occasion de s’exprimer librement, d’être entendu par quelqu’un d’extérieur au pénitentiaire, quelqu’un qui agit gratuitement et l’écoute avec empathie et respect dans un souci de non jugement : c’est une relation de personne à personne.

L’abord de sujets personnels peut se révéler délicat et le détenu ne tient pas nécessairement à y faire face. Le volontaire doit garder à l’esprit que la personne incarcérée ne souhaite pas parler de certaines choses, surtout à un inconnu, et qu’il lui arrivera, par conséquent, de masquer la vérité. Il s’agit d’une attitude courante, surtout au début de la relation. Aussi faut-il s’abstenir, à tout prix, de chercher à en savoir plus, pour éviter de nuire à la relation de confiance qui doit s’installer entre les deux parties.

Le volontaire doit œuvrer exclusivement avec les dires du détenu. En aucun cas le SAD ne fournira d’informations sur le dossier.

Le détenu peut néanmoins désirer parler des faits ayant amené sa détention : le visiteur s’abstiendra de tout commentaire quant à la Justice, quant au jugement, quant au choix de l’avocat : ce n’est ni son rôle, ni sa qualification.

Lorsque le détenu éprouve le besoin de s’épancher, une grande partie de l’entretien peut porter sur une plainte concernant le carcéral, une attente insupportable après des documents ou une difficulté du moment. Il n’est alors pas souhaitable de prendre fait et cause contre l’institution et pour le détenu. Toutefois, si le discours du détenu devait révéler une atteinte à sa propre intégrité ou à celle de toute autre personne, il est important de rompre la discrétion et d’avertir l’asbl.

Les demandes qui sont faites par les détenus

Le (la) détenu(e) peut avoir l’impression qu’une intervention de son volontaire auprès de la Direction de la prison pourrait lui être utile. En aucun cas, le volontaire n’est habilité à régler le problème qui lui est soumis. Il peut toutefois encourager le détenu à s’adresser au service compétent pour l’aider dans sa demande. Le volontaire n’est pas le porte-parole des revendications du (de la) détenu(e). Le volontaire n’est pas là pour pallier les dysfonctionnements éventuels de la prison.

Les modalités de l’accès à la prison

A son arrivée au « piétonnier » (dans le hall d’accueil de la prison), le volontaire présente sa carte d’identité et le permis de visite délivré par le Ministère de la Justice via l’asbl Résilience. Il demande à rencontrer le (la)  détenu(e) qui lui a été attribué(e) et remplit, à sa sortie, la farde destinée aux membres volontaires du Service afin que le Service puisse être au courant en permanence des « va-et-vient » du staff de volontaires au sein de la prison et surtout, puisse mettre en exergue le travail effectué par ceux-ci.

Les volontaires sont autorisés à rencontrer les détenu(e)s chaque jour de la semaine y compris le week-end entre 9 et 20 h. Les visites des volontaires sont autorisées indépendamment du règlement qui régit les visites familiales en ce qui concerne l’horaire et la fréquence (note de la direction de la prison).

La régularité des visites

Il convient d’être fidèle dans l’accompagnement (visites régulières, prendre « rendez-vous » en convenant si possible de la date de la prochaine visite, prévenir en cas d’absence, envoyer du courrier en cas d’absence prolongée) et de respecter les activités de formation, professionnelles, culturelles, sportives ou de préau de la personne. Les entretiens réguliers (une fois par semaine semble être la bonne fréquence) sont le moyen qui permet au visiteur de créer avec le détenu une relation de confiance.

 La durée de la relation avec un(e) détenu(e)

Une fois qu’un volontaire est désigné, il est entendu qu’il suivra le (la) détenu(e) jusqu’au moment où il est déchargé soit par transfert ou libération du détenu, soit pour toute autre cause comme par exemple s’il en  fait lui-même la demande. S’il s’avère qu’un(e) détenu(e) ne désire plus de visite ou qu’il (elle) estime que sa relation avec le volontaire n’est pas satisfaisante, il est souhaitable d’en aviser l’asbl. Tant le volontaire que le (la) détenu(e) doit trouver un équilibre et une satisfaction dans la relation. En cas de problème, on ne parle pas d’échec, mais d’ajustement nécessaire, il s’agit du caractère affectif qui charge toute relation.

Le volontaire et le Service d’Aide aux Détenu(e)s de l’asbl Résilience

Au moins deux fois par an, le Service d’Aide aux Détenu(e)s de l’asbl Résilience organise une réunion pour l’ensemble des volontaires. La présence de chacun y est requise car il s’agit là d’une occasion de mieux se connaître, de partager son expérience et d’une bonne coordination entre volontaires et l’asbl. Des membres de l’équipe du SAD sont présents pour répondre aux questions.

Le retrait de la carte d’accès

Les motifs de retrait d’agrément sont la faute (non-respect de la loi, des règlements ou de la présente charte), le manquement aux engagements (manque de régularité, absences prolongées non justifiées) ou toute circonstance particulière entravant de façon majeure l’activité de visiteur. En cas de procédure de retrait, le visiteur peut demander un entretien avec le Conseil d’Administration de l’asbl afin de connaître les motifs de cette décision et s’en expliquer.

Le secret

Vis-à-vis de l’extérieur, les volontaires sont tenus à la discrétion sur les confidences qu’ils peuvent recevoir. En principe, il faut s’abstenir de révéler un secret, faute de quoi, le (la) détenu(e) pourrait le vivre comme une trahison et risquerait de faire le plus grand tort au crédit de l’asbl et des volontaires. Toutefois, si le discours du (de la) détenu(e) relève de l’atteinte à sa propre intégrité physique ou à celle de toute autre personne, il est nécessaire de rompre cette discrétion et d’avertir le SAD qui prendra les dispositions nécessaires. Le devoir de respecter un secret paraîtra moins important que celui d’empêcher une atteinte à une vie humaine.

Dans un autre registre, il est parfois des secrets difficiles à recevoir parce qu’ils sont chargés émotionnellement ou qu’ils troublent le volontaire. Le volontaire est encouragé à en partager le contenu avec les professionnels du SAD qui pourront l’épauler face à la confidence reçue. Rappelons que ceux-ci sont tenus au secret professionnel et n’ont aucune obligation de divulguer des informations à l’administration pénitentiaire. La législation belge par l’art. 458 du code pénal sanctionne d’ailleurs sévèrement le non-respect de la confidentialité dans l’activité professionnelle.

La communication avec l’extérieur

Il est défendu aux volontaires de servir d’intermédiaire entre le (la) détenu(e) et les personnes du dehors. Ils refuseront formellement de passer des communications ou des lettres directement vers l’extérieur et inversement. Si le détenu fait une demande, il vaut mieux contacter l’asbl quant à la possibilité de faire la démarche demandée comme des demandes de contacts avec la famille ou avec l’avocat.

Le transfert vers une autre prison

Lorsqu’une relation de confiance s’est installée entre un(e) détenu(e) et un volontaire, il est souvent décevant et  frustrant de vivre le transfert vers un autre établissement pénitentiaire. Si temporairement, le volontaire souhaite continuer la relation, il devra effectuer les démarches nécessaires auprès de la Direction du « nouvel » établissement pénitentiaire.

Si le volontaire entretient une correspondance avec le (la) détenu(e), le courrier peut transiter par l’asbl en vue d’éviter de divulguer son adresse personnelle.

L’hospitalisation

En cas d’hospitalisation du détenu à l’extérieur, le visiteur peut continuer ses visites. Il s’informe des formalités particulières auprès de l’asbl.

Les sorties spéciales

Il peut arriver que le volontaire soit sollicité par le détenu pour un accompagnement dans le cadre d’une « sortie spéciale ». Le visiteur est totalement libre de marquer son accord ou son désaccord. Toutefois il est primordial qu’un tel accompagnement ne se fasse que dans les cas où un solide contact est déjà établi entre le détenu et le visiteur et après concertation avec l’asbl. Le volontaire n’est en aucun cas un agent pénitentiaire. Le détenu refusant de réintégrer la prison après une visite accompagnée sera considéré comme seul et unique responsable de sa décision et le visiteur ne sera pas tenu pour responsable de cette non-réintégration. En matière d’assurances, l’asbl ne peut pas contracter une police qui couvrirait le risque dû au transport du détenu. Il est recommandé de consulter les clauses de l’assurance familiale et de l’assurance RC voiture à ce sujet.

Les sorties spéciales accompagnées

A la demande du service psycho-social de la prison, les visiteurs sont parfois contactés par la prison pour un accompagnement. Il s’agit alors d’une mission à remplir pour la prison. L’acceptation est facultative.

L’argent

Les volontaires ne peuvent pas entrer en prison avec de l’argent. Ils ne peuvent remettre directement aucun fonds ni objet précieux aux détenu(e)s et ne peuvent s’investir financièrement dans la resocialisation. En cas d’indigence il est préférable que le don soit d’origine collective, qu’il s’agisse de secours issus de l’administration pénitentiaire ou d’autres associations.

Encore une fois, rien n’entre, rien ne sort

C’est une règle absolue. La prison est un milieu contrôlé. Tout ce qui est reçu par le détenu ou donné par lui doit être contrôlé et autorisé. Par exemple à la demande de poster une lettre, il faut expliquer qu’elle est contraire au règlement et que l’accréditation de visiteur pourrait être retirée. Tout doit être donné en passant par la surveillance. Le prisonnier est fréquemment fouillé après la visite et, si on trouvait quoique ce soit, tant le visiteur que le visité serait en difficulté.

La libération

Il est déconseillé au volontaire d’accueillir chez lui un(e) détenu(e) en congé, en libération conditionnelle ou en fin de peine. La démarche utile du volontaire devrait plutôt consister à relayer la demande auprès de l’assistant(e) social(e) pour trouver un lieu d’accueil ou de logement. L’exercice de la fonction de volontaire se limite à l’enceinte de la prison de Mons. Si toutefois, le volontaire conserve des liens en dehors de la détention, l’asbl Résilience décline toute responsabilité sur les conséquences éventuelles.

L’assurance

L’ASBL souscrit en faveur du volontaire une assurance couvrant la responsabilité civile de ce dernier pour les dommages occasionnés à l’ASBL ou à un tiers au cours de l’exécution de son  volontariat quand ces dommages résultent d’une faute légère occasionnelle.

Remerciements

Les textes ci-dessus font de larges emprunts au vademecum donné par Résilience, aux publications de l’Association des visiteurs francophones de prison de Belgique et à la charte des visiteurs de l’asbl La Touline à Nivelles, les adresses de leur site sont dans les liens utiles, que les auteurs en soient remerciés.

La commission de surveillance de la prison de Mons

La loi a confié aux commissions de surveillance la mission de contrôler de manière indépendante le fonctionnement des prisons et les conditions de traitement des personnes détenues.

Il existe un Conseil central de surveillance pénitentiaire pour toute la Belgique ainsi que des commissions de surveillance rattachées à des prisons déterminées.

La commission de surveillance de la prison de Mons dispose dans chaque aile de l’établissement pénitentiaire de boîtes aux lettres au moyen desquelles les détenus peuvent s’adresser à elle.

Elle est également à l’écoute du personnel pénitentiaire.

La commission traite les plaintes des détenus et s’efforce d’y apporter une solution, en concertation avec la direction, l’administration centrale et le Conseil central.

Elle rédige des rapports et peut émettre des avis ou des propositions.

Les rapports du Conseil central sont transmis au ministre de la Justice et au Parlement fédéral.

Au besoin le volontaire à qui le détenu qu’il visite rapporte des problèmes ou des incidents peut l’orienter vers la commission de surveillance de la prison.

En résumé

Comment devenir volontaire ?

  • Adresser un courrier de présentation à l’asbl et expliciter ses motivations. Envoyez un courriel à:  resilience.coordination@hotmail.com
  • Participer à une entrevue avec les responsables du service des bénévoles
  • Documents à fournir : photocopie recto/verso de la carte d’identité, extrait de casier judiciaire.
  • Après agréation le volontaire recevra une attestation (valable 2 ans).

Quand puis-je visiter ?

  • Tous les jours (W-E compris) entre 9 et 20h.
  • Un délai d’une ou deux semaines semble idéal (durée +/- 30’).
  • Etre en possession de ma carte d’identité et de mon attestation.

Quelle sont les impératifs du visiteur ?

  • Il est interdit rentrer avec un GSM, de l’argent, de l’alcool des médicaments, des cadeaux*, des documents divers*, une clé USB.
  • En un mot : je ne rentre rien, je ne sors rien ! pour ces postes une autorisation écrite préalable doit être demandée, s’informer de la procédure à l’ASBL.

Comment se passe la visite ?

  • C’est toujours le détenu qui demande de la visite.
  • Le détenu est préalablement visité par le coordinateur du service/visite.
  • Lors de sa première visite le bénévole sera accompagné.
  • Quelques informations générales seront fournies au visiteur (âge, métier, composition familiale du demandeur) rien de plus !
  • C’est le détenu qui demande de la visite, donc c’est à lui de parler, le visiteur doit savoir écouter, il est tenu à la plus grande discrétion.
  • Eviter les sujets sensibles : religion, politique, actualité.
  • Ne pas avoir d’attitude moralisatrice, ne pas interroger le détenu sur les motifs de son enfermement.
  • Ne jamais porter d’opinion sur la Justice, sur la prison…
  • Si le détenu formule une demande incongrue en aviser l’ASBL.
  • Après la visite un carnet des visites sera rempli (disponible au centre/piétonnier).

Si le détenu me demande de l’argent ?

  • C’est là une demande fréquente.
  • Ne jamais donner de l’argent en direct.
  • Si vous souhaitez l’aider, il est possible de virer de l’argent sur son compte (voir le greffe de la prison).

Et si le contact se passe mal ?

  • Il est possible que le détenu soit de mauvaise humeur.
  • Si cette attitude persiste, prévenir l’ASBL qui prendra ses dispositions (changement de visiteur ou autre).

Et si détenu refuse la visite ?

  • Le détenu peut être indisponible : maladie, comparution…
  • L’agent pénitentiaire qui vous préviendra n’est pas tenu d’en indiquer la raison.
  • Le bénévole peut se présenter une seconde fois, si échec prévenir l’ASBL.

Si je désire ne plus visiter ?

  • Si cette décision est momentanée, prévenir l’ASBL.
  • Si cette décision est définitive, il est impératif de renvoyer l’attestation fournie.

Bénévoles

Résilience recherche des volontaires pour des tâches d’accompagnement et de soutien comme  par exemple, assumer des démarches administratives, faire des accompagnements, rechercher des fonds, animer le réseau d’amis de l’asbl, accueillir et tenir des permanences.

Envoyez un courriel à:  resilience.coordination@hotmail.com

Le cadre légal

Les volontaires (visiteurs)  exercent dans un cadre légal, en voici quelques extraits qui concernent directement les volontaires.

SERVICE PUBLIC FEDERAL JUSTICE [C − 2015/09289] Accord de coopération entre l’Etat fédéral, la Communauté française et la Région wallonne en vue de créer une politique carcérale cohérente dans le respect des compétences des entités fédérées et de l’autorité fédérale.

intervenant : toute personne prestant des activités, dans le cadre d’un contrat d’emploi ou non, sous la responsabilité d’un service extérieur qui intervient à l’intérieur de l’établissement pénitentiaire;

Art. 7.

Les services d’aide sociale aux détenus (SAD) ont pour mission générale, selon le décret du 19 juillet 2001 tel qu’il a été modifié, d’apporter aux bénéficiaires qui le demandent ou qui l’acceptent une aide sociale et/ou une aide psychologique…

A l’intérieur des établissements, les services d’aide sociale aux détenus (SAD) ont notamment pour mission :

1° d’apporter une aide sociale ou psychologique aux détenus, dès leur entrée dans l’établissement;

2° d’apporter une aide aux personnes détenues préventivement dans l’élaboration de leur proposition d’alternative à la détention;

3° de collaborer à la mise en œuvre du plan de détention et à la préparation du plan de réinsertion sociale des détenus qu’ils suivent, ainsi qu’à la préparation de la libération à l’essai des détenus subissant une mesure de défense sociale;

4° d’assurer une permanence régulière et accessible aux détenus qui en font la demande;

5° de contribuer à promouvoir et encadrer les relations entre le détenu et l’environnement extérieur;

6° de faciliter l’accès aux ressources des services d’aide aux personnes et aux services de formation;

7° en cas de transfert d’un détenu vers un autre établissement, de transmettre, en accord avec le détenu, au service d’aide sociale aux détenus (SAD) de l’arrondissement judiciaire du nouvel établissement les informations utiles en vue de faciliter la poursuite de l’aide sociale et/ou psychologique;

8° de contribuer au développement des activités d’éducation socioculturelle et de formation au sein des établissements;

9° de soutenir et d’encadrer la demande du parent détenu dans le but de maintenir et de restaurer une relation avec son enfant;

10° d’assurer la coordination des offres de services et d’activités menées dans l’établissement.

  • 3. A l’extérieur des établissements, les services d’aide sociale aux détenus (SAD) ont notamment pour mission :

1° de remplir les missions visées au § 2, 1°, 3° et 6°, à l’égard des personnes qui subissent une peine privative de liberté dans leur environnement proche;

2° d’offrir des réponses diversifiées aux demandes d’aide formulées par les détenus ou par leurs proches;

3° d’assurer une présence régulière et accessible aux proches;

4° de collaborer avec les services publics et privés susceptibles d’apporter une contribution à l’accomplissement de leur mission;

5° de contribuer à la sensibilisation du public et des organismes concernés aux problèmes liés à la détention ainsi qu’aux besoins des détenus;

6° de contribuer à l’accès au développement des activités d’éducation socioculturelle;

7° de prendre les mesures nécessaires à l’égard des enfants de détenus, des personnes qui en ont la garde et des services publics ou privés en relation avec l’enfant et ses proches afin de favoriser et d’encadrer la relation entre l’enfant et son parent détenu, selon les modalités définies par le gouvernement.

  • 4. Le service-lien a pour unique mission de soutenir et d’encadrer le maintien ou la restauration de la relation entre un enfant et son parent détenu.
  • 5. L’aide visée doit être sollicitée ou acceptée par les personnes intéressées. Elle est apportée par des professionnels et/ou des volontaires. Ces derniers agissent encadrés par les professionnels des services agréés par la Communauté française et sous la responsabilité de leurs directions respectives.
  • 6. Les services d’aide sociale aux justiciables (SAJ), selon le code wallon de l’action sociale et de la santé du 29 septembre 2011, veillent à garantir aux inculpés, condamnés ex-détenus et victimes, ainsi qu’à leurs proches, qui le demandent ou qui l’acceptent, l’exercice du droit à l’aide sociale. En ce qui concerne les inculpés, les condamnés et les ex-détenus, les services d’aide sociale aux justiciables (SAJ) ont notamment pour missions particulières de :

1° faciliter l’accès des bénéficiaires aux ressources des services d’aide aux personnes;

2° favoriser l’insertion ou la réinsertion sociale des justiciables;

3° contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de solutions alternatives à la détention ou d’activités permettant d’éviter la privation de liberté.

  • 7. L’aide ainsi proposée est apportée par des professionnels et/ou des volontaires. Ces derniers agissent encadrés par les professionnels des services agréés par la Région wallonne et sous la responsabilité de leurs directions respectives.

Extrait du Règlement Général. [AR 2001-03-23/32] Art. 48. Il est interdit (aux instances visiteuses):

– de révéler les faits dont elles auraient connaissance en raison de leurs fonctions; elles demeurent soumises à cette interdiction après leur sortie de charge;

– de recevoir, en raison de leurs fonctions, des dons, gratifications ou avantages quelconques, sauf la rétribution, les allocations ou les indemnités qui leur seraient allouées à charge du Trésor;

– d’introduire dans l’établissement des boissons spiritueuses et tous produits nocifs;

– d’introduire aucune personne à l’intérieur de l’établissement sans autorisation;

– d’utiliser, si ce n’est dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions, aucun objet appartenant à l’Etat;

– de fournir, sans autorisation expresse du Ministre de la Justice, si ce n’est aux autorités compétentes, des renseignements ou attestations relatifs soit aux détenus soit à l’organisation des divers services;

– d’introduire à l’établissement ou d’en faire sortir aucun objet destiné ou appartenant à des détenus ou de se charger pour eux d’aucune commission sans l’autorisation du directeur;

– d’acheter ou vendre, prêter ou emprunter quoi que ce soit aux détenus;

– d’employer à leur service particulier, hors les cas spécialement autorisés par le Ministre de la

Justice, des détenus ou les conjoints, parents, ou alliés de ceux-ci;

– de faciliter ou de tolérer toute communication irrégulière des détenus, soit à l’intérieur, soit avec l’extérieur;

– de communiquer au dehors et spécialement aux parents et amis des détenus, des renseignements qui se rattachent au service;

– de promettre aux détenus des grâces, des réductions de peine, une libération conditionnelle ou d’autres faveurs;

– d’influencer les détenus dans le choix de leurs défenseurs ou conseils.